Miami a voulu renommer son aéroport. Sa police a dit non.
Dossier de 19 pages envoyé à Rockstar. Aéroport rebaptisé, avion habillé, plaques d'égout customisées. La shérife : « Miami-Dade n'est pas Vice City. »
Le comté de Miami-Dade a soumis à Rockstar un projet transformant l'aéroport, le métro et le port en décor de Vice City pour la sortie de GTA 6. La shérife du comté s'y oppose publiquement. Rien n'est approuvé, et les sources ne s'accordent même pas sur qui a démarché qui.
Qu’est-ce qu’il y avait dans le dossier envoyé à Rockstar ?
Dix-neuf pages. Découvertes par un média local via une demande d’accès aux documents publics.
Dedans, des idées qui ne s’inventent pas.
L’aéroport international de Miami rebaptisé « Vice City Airport ». Pas un stand. L’aéroport.
Un avion entier habillé aux couleurs du jeu. Des rames de métro aussi.
Des tapis à bagages thématiques. Pour que ta valise arrive dans l’ambiance.
Des plaques d’égout customisées dans tout le centre-ville.
Des plaques d’égout.
Et un festival automobile avec lowriders et motos, présenté comme familial — pour un jeu interdit aux moins de dix-huit ans.
Pourquoi la shérife s’y oppose ?
C’est le meilleur moment.
Rosie Cordero-Stutz, shérife du comté, s’est opposée publiquement au projet de sa propre maire.
« Le comté de Miami-Dade n’est pas Vice City. »
Et elle a détaillé : le monde du jeu, c’est des meurtres, des vols, du trafic, des car-jackings, des violences contre les flics. Des trucs que ses équipes bossent chaque jour à empêcher.
Traduction : la maire veut vendre la ville comme un décor de crime pendant que la police essaie de le combattre.
Un commissaire du comté s’y est mis aussi.
Une institution qui s’engueule en public à propos d’un jeu qui n’est même pas sorti.
Qui a démarché qui, la ville ou Rockstar ?
Là il faut être précis, parce que les sources ne disent pas la même chose et que ça change tout.
Version majoritaire : c’est la maire qui a démarché Rockstar. Dossier soumis le 29 juin. La ville est allée chercher le studio.
Version minoritaire : un site affirme l’inverse.
Les sources les plus récentes penchent clairement pour la première.
Et la nuance est énorme. Un studio qui démarche une ville, c’est du marketing normal. Une ville qui démarche un studio pour se maquiller en décor de jeu vidéo, c’est autre chose.
Pourquoi une ville voudrait faire ça ?
Pour le fric, et ils ne s’en cachent pas.
Le comté estime qu’une collab avec Rockstar rapporterait de l’argent et exposerait Miami-Dade à l’audience du jeu.
Et il y a un truc tordu là-dedans.
Vice City a été inventée à partir de Miami. Le jeu s’est inspiré de la ville, l’a caricaturée, en a fait un décor de trafic et de néons.
Aujourd’hui Miami veut se servir de Vice City pour se vendre elle-même.
La copie qui fait la promo de l’original. C’est le truc le plus dingue de toute cette histoire.
Les habitants de Miami en pensent quoi ?
Partagés.
Un reportage local a montré des réactions dans les deux sens. Certains trouvent ça marrant et bon pour la ville.
D’autres ont peur que ça renforce les clichés — la ville du crime, de la drogue et des néons, alors qu’ils y vivent normalement.
Et c’est là que la shérife a marqué un point : quand ta ville est déjà une caricature dans la tête du monde entier, tu as vraiment intérêt à jouer le rôle ?
Ce projet va-t-il vraiment se faire ?
Rien n’est approuvé.
Un porte-parole de la maire l’a confirmé : rien n’a été accepté, tout devrait passer par un processus de validation.
Avec la shérife et un commissaire contre, ça s’annonce compliqué.
Mais le dossier existe. Il a été envoyé. Et il a fallu une demande d’accès aux documents publics pour qu’on l’apprenne.
Une ville américaine a sérieusement envisagé de renommer son aéroport d’après un jeu vidéo — le même dont la sortie affole déjà tout, jusqu’à la Floride réelle qu’il caricature.
Questions fréquentes
Miami va devenir Vice City ?
Rien n'est approuvé. Proposition soumise en juin 2026, elle doit encore être validée.
Il y avait quoi dans le dossier ?
L'aéroport rebaptisé, un avion et des rames de métro aux couleurs du jeu, des tapis à bagages, des plaques d'égout customisées, un festival automobile.
Qui s'y oppose ?
La shérife Rosie Cordero-Stutz et un commissaire. Sa phrase : « Le comté de Miami-Dade n'est pas Vice City. »
Pourquoi elle refuse ?
Parce que le jeu met en scène des crimes que ses équipes travaillent chaque jour à empêcher.
Qui a proposé ?
D'après les sources les mieux documentées, la maire a démarché Rockstar. Un site dit l'inverse.
Comment on l'a su ?
Un média local a obtenu les dix-neuf pages via une demande d'accès aux documents publics.
Les habitants sont pour ?
Partagés. Certains trouvent ça fun, d'autres ont peur des clichés.
Sources
- L'opposition publique de la shérife. Kotaku. kotaku.com
- « Miami-Dade County is not Vice City », les 19 pages, la date. Dexerto. dexerto.com
- Version française du dossier. RockstarMag. rockstarmag.fr
- Version divergente sur qui a démarché qui (citée à ce seul titre). Beebom. beebom.com
- Réactions des habitants. Matériel Gamer. materiel-gamer.com