The Dog Stars : 110 millions, Ridley Scott, et un mur
Le casting est là, la mise en scène aussi. C'est le scénario qui coule le film — et la presse américaine n'a pas fait dans la dentelle.
The Dog Stars, le film post-apocalyptique de Ridley Scott avec Jacob Elordi et Josh Brolin, est sorti le 26 août en France. Budget de 110 millions de dollars. Le film divise vraiment : certaines critiques saluent la mise en scène et le casting, d'autres descendent le scénario. Son démarrage au box-office a été poussif.
Il s’est passé quoi, exactement ?
Le film avait tout pour lui, sur le papier.
Ridley Scott qui revient à la science-fiction — son terrain, celui d’Alien et de Blade Runner — après avoir enchaîné Napoléon et Gladiator II. Un casting que la plupart des studios ne réunissent pas. Un roman à succès à adapter. Cent dix millions de dollars.
Première mondiale à Londres le 20 août. Projections presse dans la semaine, avec autorisation de publier de courtes réactions sur les réseaux. Embargo sur les critiques complètes levé le 25.
Et là, deux camps se forment : beaucoup de savoir-faire visuel, et un scénario qui fait débat.
Une partie des réactions descend l’écriture — « un bon casting et la mise en scène de Scott gâchés par un scénario bâclé ». Mais l’accueil est loin d’être unanime : côté français surtout, plusieurs critiques sont très élogieuses, et l’une va jusqu’à titrer « Attention chef-d’œuvre (ou presque) ».
Trois jours plus tard, la presse américaine titre sur le démarrage du week-end en glissant, entre deux résultats de blockbusters, que The Dog Stars a été « mis en sommeil ».
Pour un film sur un homme et son chien, le jeu de mots est cruel. Mais côté critiques, le verdict est tout sauf tranché.
Ça raconte quoi ?
Une pandémie de grippe a décimé la société américaine.
Hig, joué par Jacob Elordi, est un ancien pilote civil. Il a survécu et vit sur une base aérienne abandonnée du Colorado avec son chien Jasper et Bangley, un ex-Marine survivaliste incarné par Josh Brolin.
Ils ont construit quelque chose d’efficace et de complètement fermé au reste du monde. Jusqu’à ce qu’une transmission radio mystérieuse pousse Hig à sortir.
C’est du post-apo, mais pas du post-apo d’action. Scott lui-même a décrit son intention comme une célébration de la nature, et la presse française parle de fable métaphysique.
Les questions du film sont celles-là : comment reconstruire quand tout a disparu, comment espérer, comment rester humain.
C’est aussi ce qui explique une partie des critiques — les gens qui venaient chercher un film de survie n’ont pas eu ça.
Il vaut quoi, honnêtement ?
Il faut séparer deux choses, parce que les réactions le font toutes.
Ce qui marche : la mise en scène. À 88 ans, Ridley Scott filme encore comme personne, et l’accord est unanime là-dessus. Le casting est irréprochable. La photographie d’Erik Messerschmidt et la musique de Harry Gregson-Williams non plus ne sont pas en cause.
Ce qui divise : le scénario, signé Mark L. Smith et Christopher Wilkinson. C’est le reproche récurrent chez ceux qui n’ont pas accroché — mais le rythme contemplatif qui les ennuie en emporte d’autres.
Résultat, un film qui partage vraiment : 2,9 sur 5 sur AlloCiné pour 161 avis, avec des critiques qui vont de l’ennui poli au « chef-d’œuvre (ou presque) ».
Il sort quand, et où ?
En France : le 26 août. Deux jours avant les États-Unis, ce qui est assez rare pour être noté.
Aux États-Unis : le 28 août.
En Australie : le 27 août.
Distribué en France par The Walt Disney Company France, produit par 20th Century Studios et Scott Free Productions.
Sur Disney+ : une arrivée est prévue, sans date annoncée à ce jour. C’est le circuit habituel pour un film de ce studio, et vu le démarrage en salles, il ne devrait pas traîner.
Qui joue dedans ?
Jacob Elordi dans le rôle de Hig. Et il n’était pas le premier choix.
Paul Mescal était en négociations avancées pour le rôle principal en novembre 2024. Il s’est finalement retiré pour tourner dans le film sur les Beatles de Sam Mendes, et Elordi a été approché pour le remplacer en janvier 2025.
Josh Brolin en Bangley, le survivaliste. Il a d’ailleurs failli tout plaquer : dérouté par les méthodes de Ridley Scott, qui ne répétait quasiment pas, il a appelé son agent dès le premier jour pour dire qu’il voulait partir. « Ça m’a énervé », a-t-il raconté. Il est resté — et s’est laissé emporter ensuite.
Margaret Qualley, Guy Pearce, Allison Janney et Benedict Wong complètent la distribution.
Et Jasper, le chien, qui est monté sur le tapis rouge de l’avant-première londonienne au côté d’Elordi. Il est joué par plusieurs chiens — ce qui est la norme, mais qui vaut d’être dit vu la place du personnage.
Pourquoi Ridley Scott a fait ce film ?
Parce qu’un autre projet lui a été refusé.
En janvier 2025, Scott confirme que son prochain film sera The Dog Stars — son projet sur les Bee Gees ayant été rejeté par le studio.
C’est le genre de détail qui explique beaucoup de choses sur la manière dont se fabriquent les films à cette échelle. Un réalisateur de 88 ans, l’un des plus reconnus au monde, ne choisit pas librement son sujet suivant.
Le tournage s’est fait en Italie, à Avezzano, au printemps 2025.
Ce qu’on lit de faux sur ce film
Trois divergences, et elles portent toutes sur des faits vérifiables.
La durée. Trois valeurs circulent : 118 minutes, 1h59 et 1h58. Ce n’est pas un détail — c’est le genre d’écart qui montre que les rédactions recopient sans vérifier. La fiche du distributeur donne 1h58.
La date de sortie. Selon les articles, tu liras 26, 27 ou 28 août. Les trois sont exactes : France le 26, Australie le 27, États-Unis le 28. Ceux qui donnent une date unique se trompent forcément pour quelqu’un.
« Le film s’est fait démolir » — non, il divise. Le scénario partage, mais la mise en scène et le casting sont largement salués, et l’accueil français est loin d’être négatif. Confondre un box-office timide avec un rejet critique unanime est l’erreur la plus répandue sur ce film.
Le scénariste. Il est signé Mark L. Smith et Christopher Wilkinson — AlloCiné crédite bien les deux. Les articles qui n’en citent qu’un se trompent.
Et un bonus qui n’engage que la rigueur des rédactions : le nom de Jacob Elordi est mal orthographié trois fois dans un même article d’un grand média français.
Questions fréquentes
The Dog Stars, ça vaut le coup ?
La mise en scène et le casting font consensus. Le scénario est unanimement pointé comme le point faible.
Ça parle de quoi ?
Après une pandémie de grippe, un ancien pilote survit avec son chien et un ex-Marine. Une transmission radio le pousse à sortir de leur refuge.
Ça dure combien de temps ?
1h58 selon la fiche du distributeur. D'autres sources donnent 118 minutes ou 1h59.
C'est sorti quand ?
Le 26 août en France, le 27 en Australie, le 28 aux États-Unis.
Ce sera sur Disney+ ?
Une arrivée est prévue, sans date annoncée à ce jour.
C'est adapté d'un livre ?
Oui, du roman de Peter Heller paru en 2012, publié en français sous le titre La Constellation du chien.
Ça a coûté combien ?
110 millions de dollars.
Pourquoi Jacob Elordi et pas Paul Mescal ?
Mescal était en négociations avancées puis s'est retiré pour d'autres projets. Elordi l'a remplacé en janvier 2025.
Sources
- The Dog Stars (film) — budget, équipe technique, distribution, sortie US. Wikipédia. en.wikipedia.org
- Durée, sortie France, remplacement de Paul Mescal, tournage, projet Bee Gees. Wikipédia. fr.wikipedia.org
- Premières réactions, avant-première londonienne, embargo, week-end. The Hollywood Reporter. hollywoodreporter.com
- Durée 1h58, synopsis officiel, date australienne. 20th Century Studios Australie. 20thcenturystudios.com.au
- Entretien Jacob Elordi, personnage de Hig, avant-première londonienne. Numéro. numero.com
- Présentation officielle du film. Disney+. disneyplus.com
- Durée 1h59, fable métaphysique, monde ravagé par les crises. Franceinfo. franceinfo.fr
- Accueil critique et spectateur (2,9/5, 161 avis) — le film divise. AlloCiné. allocine.fr
- Josh Brolin a failli quitter le tournage, base aérienne du Colorado. Deadline. deadline.com